La PTME et la prise en charge du VIH pédiatrique

L’éradication de la Transmission Mère-Enfant (TME) du VIH est presque totalement atteinte dans les pays développés. Le défi est de faire de même au Sud

La Prévention de la Transmission Mère – Enfant (PTME) du VIH permet d’éviter à une femme enceinte VIH+ de transmettre le virus à son bébé. Cette transmission peut se faire au cours de la deuxième moitié de la grossesse,  de l’accouchement et de l’allaitement. Elle est favorisée par la haute concentration du virus (charge virale) dans le sang de la mère

Le moyen de rendre cette charge virale indétectable (et donc d’éviter la TME du VIH) est de traiter la mère par une association de trois médicaments antirétroviraux (trithérapie ARV).

Ce traitement doit être institué dès le 2ème trimestre de grossesse et poursuivi jusqu’à la fin de l’allaitement maternel. Ce dernier ne sera pas prolongé au delà de 12 mois après la naissance.

Avec cette prise en charge, la TME du VIH est  quasi annulée : elle passe de 35-40% à moins de 2%.

 

La prise en charge des femmes enceintes séropositives (VIH+)

Aujourd’hui, moins de 20 % des femmes enceintes VIH+ ont accès aux services de prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME) selon les standards de l’OMS. Ce volet doit être renforcé.

L’OPALS promeut la PTME, suivant les recommandations de l’OMS, par l’association de plusieurs stratégies :

  • La prévention de l’infection VIH chez les femmes en général,
  • La promotion du conseil et du dépistage volontaire auprès des femmes enceintes et de leurs partenaires,
  • La mise en place de place de programmes de PTME de qualité, accessibles au plus grand  nombre de femmes enceintes VIH+
  • La promotion de la trithérapie ARV pour les mères VIH+,
  • La promotion de la trithérapie ARV pour les nouveau-nés VIH+.

 

La prise en charge des enfants VIH+

La prise en charge des enfants VIH + est particulièrement faible. Ce volet se heurte notamment :

  • A l’impossibilité fréquente, dans les pays en développement  d’établir un diagnostic avant dix-huit mois (alors que des techniques permettent aujourd’hui un diagnostic dès la 6eme semaine,)
  • A la faillite des politiques de prévention des infections opportunistes chez les enfants infectés (apport nutritionnel, vitaminique, cotrimoxazole),
  • A la rareté des formules ARV pédiatriques actuellement disponibles.

L’OPALS développe des actions pour une meilleure prise en charge biologique (accès au diagnostic précoce), médicale, psycho-sociale et communautaire des enfants vivant avec le VIH/Sida

Notre stratégie

Ci-dessous les articles de la rubrique :

  • L’Afrique reste la zone de solidarité prioritaire
  • Un objectif : protéger les nouvelles générations
  • Notre stratégie
  • Trois principes
  • Les principales composantes des programmes