l’AMIS au Gabon

En 2001, l’OPALS a été, en partenariat avec la Croix Rouge Française (CRF) et le Ministère de la santé gabonais, à l’origine de la création du premier centre de prise en charge thérapeutique des PvVIH du pays, le Centre de Traitement Ambulatoire (CTA) de Libreville.

De 2006 à 2011, l’OPALS s’est investie pour accompagner la décentralisation de l’offre de prévention et de soins à Libreville, à travers une association locale:

Depuis 2009, un projet d’appui à un programme de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant (PTME) est mis en œuvre au centre de santé de Nzeng-Ayong.

Depuis 2010, une Antenne Mobile d’Information sur le Sida (AMIS) intervient dans les établissements scolaires, sur les marchés, les plages et autres places publiques, pour délivrer une offre d’information et d’orientation et organiser des campagnes mobiles et gratuites de dépistage au plus proche des populations.

En effet , constatant le succès du PIS (point info sida depuis 2007 structure fixe-, et dans l’objectif d’augmenter l’offre de proximité relative à la sensibilisation sur le VIH/Sida et à l’orientation vers les centres de prise en charge, une Antenne Mobile d’Information Sida a été mise en place début 2010. L’AMIS a effectué des interventions à Libreville (marchés et établissements scolaires) comme prévu mais aussi sur les plages ainsi qu’à Lambaréné et au sein de villages proches de la capitale.

L’information véhiculée par les animateurs repose sur 4 supports. Un « flyer » succinct, et trois dépliants sur les thèmes suivants : questions/réponses sur le VIH, la PTME, et les IST avec modes d’emploi des préservatifs masculins et féminins. Un questionnaire permet également d’évaluer les connaissances des élèves. Ces documents ont été réalisés en partenariat avec la Direction Générale de la Prévention du Sida (DGPS) du Ministère de la santé.

Les préservatifs étaient fournis par la DGPS et distribués gratuitement. Le matériel de démonstration de pose des préservatifs masculin et féminin a été offert par le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP).


Quelques chiffres :

Dans les établissements scolaires : en 2010, 31 interventions ont été réalisées au sein de 15 établissements, dont 2 au sein de l’université Omar Bongo et 3 à Lambaréné.

7710 questionnaires ont été remplis. Une première analyse de ces questionnaires (2000 fin 2010) a d’ores et déjà permis de mettre en évidence des points importants sur lesquels les animateurs doivent particulièrement insister (notamment sur le dépistage et le caractère chronique de l’infection). Avant la fin de l’année scolaire 2010/2011, ces mêmes questionnaires seront à nouveaux distribués dans la même population afin d’évaluer l’impact de la sensibilisation sur les jeunes, par la comparaison des réponses fournies avant et après les séances.

Sur les places publiques : en 2010, 51 interventions ont été réalisées, et l’objectif annuel en termes de personnes sensibilisées a été largement dépassé.

 

De manière générale, l’AMIS parvient à toucher plus de personnes que prévu, de 200 à 800 personnes par demi-journée, avec une équipe de quatre animateurs. Sur des marchés très fréquentés, plusieurs groupes d’une cinquantaine de personnes peuvent se succéder autour du stand, et suivre une sensibilisation pendant 20 à 30 minutes. Flyers, dépliants et préservatifs sont distribués en fin de séance. De même, lorsque les animateurs déambulent sur les marchés, ils parviennent à créer de petits rassemblements (de femmes commerçantes notamment) au sein desquels des discussions se créent.

Nos programmes

Ci-dessous les articles de la rubrique :

  • Programmes terminés en 2011
  • Les programmes en recherche de financements
  • Programmes en cours
  • Pays d’interventions de l’OPALS en 2011